La boutique ne fonctionnera pas correctement dans le cas où les cookies sont désactivés.
Le stockage local semble être désactivé dans votre navigateur.
Pour une meilleure expérience sur notre site, assurez-vous d’activer le cache dans votre navigateur.
Leader de l'occasion depuis 1886
En ce moment : SOLDES JUSQU'À - 70%
Livraison à 0.01€ dès 30€ d’achats
-5% sur les livres neufs et livraison offerte avec le retrait dans nos magasins
En ce moment, livraison gratuite pour tous les coolos !
Avantages Fidélité
Service client
Besoin d'aide
Leader de l'occasion depuis 1886
En ce moment : SOLDES JUSQU'À - 70%
Livraison à 0.01€ dès 30€ d’achats
-5% sur les livres neufs et livraison offerte avec le retrait dans nos magasins
En ce moment, livraison gratuite pour tous les coolos !
Avantages Fidélité
Service client
Besoin d'aide
Leader de l'occasion depuis 1886
Livraison à 0.01€ dès 30€ d’achats
-5% sur les livres neufs et livraison offerte avec le retrait dans nos magasins
En ce moment, livraison gratuite pour tous les coolos !
Disponibilités communiquées à titre indicatif, nous ne pouvons vous les garantir.
Les prix de vente peuvent varier des prix en ligne et entre chaque magasin.
Satisfait, le soldat attrapa de nouveau son manteau par le col, et depuis l'ouverture qu'il venait d'y faire, le fendit de haut en bas, afin de le couper en deux. Il en tendit une moitié au mendiant qui s'en empara, remerciant, courbant la tête, faisant de nouvelles révérences, et pensant par-devers lui?: «Pourquoi cet idiot ne me donne-t-il pas son manteau en entier?? Que va-t-il faire d'une moitié de manteau??»Durant l'hiver 334, un officier romain rencontre à la porte d'Amiens un pauvre nu. Il se saisit de son épée, coupe son manteau en deux, et donne la moitié au pauvre. C'est le début de la légende de Martin de Tours, l'un des plus célèbres saints de la chrétienté.Dans ce texte en cinq mouvements, Mina Süngern nous restitue les épisodes les plus fameux de la légende, en adoptant le point de vue de ceux qui n'eurent pas droit à la parole?: le pauvre qui se demande ce qu'il va faire d'une moitié de manteau, l'esclave terrorisé par son maître qui lui lave les pieds.Mina Süngern écrit comme l'on peint des tableaux. Sous sa plume ce sont le caillou, la feuille qui frémit, la lumière qui éclaire la scène, qui prennent vie. L'incompréhension du pauvre, la peur de l'esclave, l'ennui du scribe deviennent la chair d'une fresque matérialiste. Elle interroge ce qu'est un mythe dans sa substance, quand on le dépouille de toute religiosité.Frédérique Loutz revient sur les lieux du récit et convoque des sources divergentes pour éclairer la légende... dessins d'enfant, références iconographiques, paysages, bibelots ou jouets sont appelés à témoigner d'une réalité bien peu tangible.«Rapidement, je me suis rendu compte que ce qui m'attirait dans l'histoire de Martin, c'est qu'elle me mettait narrativement dans l'embarras?: comment rendre compte d'événements à la véracité desquels je ne croyais pas?? Et par ailleurs, comment donner en français moderne l'image d'un monde qui était perçu dans d'autres langues, mortes aujourd'hui?? Comment rendre compte de consciences dont la singularité est inexorablement perdue pour nous??» (Extrait de la postface de Mina Süngern)